|
Pour être candidat du Mouvement Citerrien |
Pour être candidat du Mouvement Citerrien, il est bien évidemment nécessaire de connaître à fond le texte fondateur, les textes qui sous-tendent sa philosophie et ses buts, et d'être pleinement en accord avec eux. Etre citerrien est plus qu'un simple accord sur des propositions : c'est aussi un état d'esprit, fondé sur le respect et sur une nouvelle conscience de sa propre place et de son rôle dans la société. II implique donc un engagement envers le texte fondamental et la charte d'adhésion, et un mode de comportement respectueux. Pour les débuts de notre mouvement, nous pensons indispensables que les candidats soient approuvés par le collège de fondateurs et/ou aient montrer un engagement réel d'au moins une année dans une association humanitaire ou écologiste. Nous
demandons à nos candidats, quand ils s’expriment ou quand ils agissent
publiquement de le faire dans le respect de l'esprit citerrien
et d'une nouvelle éthique politique, car nous voulons montrer
qu'il est possible de faire de la politique autrement, sans
prendre la sphère politique pour une arène
et les électeurs pour des terrains à conquérir. |
Extérieurement,
il semblerait que le mode de fonctionnement de l’univers
politique oblige les élus à une manière
presque unique de se comporter. Vrai ou faux, c’est
perçu ainsi par les électeurs, d’une manière
générale. Nous souhaiterions envisager une autre manière de faire de la politique, suivant une éthique nouvelle, l’éthique Citerrienne, non seulement par respect pour les électeurs, ceux qui voteront pour nous, comme pour les autres, mais aussi, simplement, parce que cela correspond à notre manière d’être et de penser. En
premier, il convient d’observer le pourquoi de ces comportements
habituels, donc les motivations sous-jacentes... Cela tient sans doute au fait que, fondamentalement, les élus, et leurs partis à la suite, sont dans une problématique de recherche de résultats à tout prix, de volonté de victoire pour emporter voix, sièges, avec un aspect financier non négligeable. L’absence de parité a peut-être aussi une influence sur cette manière agressive de débattre. Il est certain que l'injustice liée au financement non démocratique des campagnes électorales a sa part de responsabilité dans ces processus... Plutôt que de porter sereinement le message auquel on croit, il faut à tout prix "gagner la bataille électorale"... pour rembourser les frais, faire rentrer les cotisations, pouvoir se payer encore de la publicité, des affiches et des bulletins de vote... Chaque
camp, chaque parti, chaque candidat désire l’emporter,
ce qui est justifié par des besoins d’image personnelle,
ou simplement pour amortir le temps, l’énergie
déployée et l’argent investi. Entrons dans une autre attitude... Pensons
que nous ne détenons pas la vérité,
mais, en toute humilité, une parcelle, et que
chaque partie de la société sans doute,
en détient une aussi... Nous pouvons ainsi écouter
respectueusement notre vis-à-vis, passant ainsi
d’ « adversaire » à « complémentaire
». Nous pouvons accueillir plus facilement les
bonnes propositions que l’ « autre » est
amené à faire, au lieu d’être obligé
de tout rejeter en bloc, par esprit de corps. Nous ne
pouvons prétendre détenir la solution
unique, sauveteuse universelle, mais juste, en toute
humilité, une OPTION intéressante . Il
nous est donc possible de devenir respectueux de l'autre
et de sa nécessaire diversité. Il y a
de la place pour chacun, puisque cela correspond à
des demandes différentes, donc inutile de vouloir
symboliquement "tuer des adversaires". Quel est notre but ? L’établissement d’un monde meilleur, d’un système économique et social capable de prendre en compte tous les besoins de l’être humain et de son milieu. Bien sûr, nous préférons nos solutions... Nous les trouvons plus douces et plus humaine, mais est-ce une raison pour vouloir à tout prix les imposer ? Manquer de respect aux autres élus, donc à leurs électeurs ? Il y a bien entendu la question du financement, des frais de campagne, du pouvoir des médias... mais cela n’a rien à voir avec une attitude relationnelle. De deux choses l’une : ou nos solutions sont bénéfiques, nécessaires et adaptées, alors elles seront reconnues en leur temps comme telles et plébiscitées, ou bien si elles ne le sont pas, inutile de se battre... Nous, citerriens, n’avons rien à perdre et rien à gagner, car nous ne nous battons pas pour nous-mêmes, nous sommes par nature au service d’une certaine vision de la vie et de la fraternité. Si
nous partons en recherche de victoire, à n’importe
quel prix, nous risquons fort de trouver son opposée,
la défaite... Par contre, si nous sommes simplement
au service de l’être humain, de tous les
êtres vivants et de la planète, alors peu
importe le résultat : il porte avec lui le germe
de l’efficacité et la simple victoire. Etre Citerrien implique donc un autre état d’esprit, un autre comportement public, la conscience permanente de n'être que serviteur de la Terre. Nous souhaitons un mouvement fondé sur le respect des êtres vivants, ce qui peut se refléter dans nos attitudes. Nous
pouvons ne jamais répondre ou entamer un discours
sur "l'autre", sur ce qu'il a fait ou pas
fait : cela ne nous regarde pas ( en tant que politicien
évidement, pas en tant que citoyen...) : qu'il
assume ses actes ! Par contre parlons sans cesse de
ce qui reste à accomplir, et de l’état
de détresse dans lequel sont encore plongées
tant de personnes sur la Terre. Nous
sommes faits de chair, forcément faillibles.
Nous pouvons donc, sereinement, assumer nos faiblesses
et nos erreurs, et nos éventuels échecs,
des scores électoraux insuffisants ou modestes, bref
nos limites, sans jouer les jeux habituels. Ainsi nous devrions parler de manière centrée, en nous plaçant toujours au niveau du coeur, et nous interroger : -
« Ce que je fais, est-il, selon une formule aborigène
: "pour le plus grand bien de toutes choses"
? Nous
demandons donc clairement à nos candidats, à
nos élus de se comporter en citerrien respectueux
afin qu’il n’y ait pas de décalage entre nos
idées, nos actes et nos propositions. Nous y
gagnerons en liberté, en efficacité et
aiderons ainsi à la naissance d’un nouveau modèle
de comportement bénéfique pour tous. Les
citoyens alors retrouveront peut-être quelque
intérêt pour l’univers des urnes et pourront
se réapproprier le droit de décider de
leur avenir et des règles qui régissent
leur existence. |