1- UNE
SOCIÉTÉ AU SERVICE DE L’HOMME
Je suis un citoyen responsable,
adulte,
conscient de ma place
et de mon importance pour la société.
Je sais que j’ai des droits et des devoirs.
La société est
au service
de tous les êtres humains
qui la
composent.
Les êtres humains sont sa richesse et
son potentiel.
Chaque vie y est considérée
comme unique
et précieuse.
Les fonctionnements de la société
me permettent
de répondre à tous mes besoins
vitaux de base
et m’offrent les conditions
nécessaires
à un réel épanouissement,
me donnant
ainsi accès
à ma véritable dimension
d’être humain.
J’ai le droit d’atteindre
un état de complet bien-être physique, mental
et social
dans une société où se
développent harmonieusement
le matériel,
le spirituel et le culturel.
Pour définir les « besoins
vitaux de base »
je me réfère à
la Déclaration des Droits de l’Homme.
Je suis certain que l’on peut
vivre en paix sur la Terre,
et qu’une mutation sociale
est nécessaire
pour accompagner ce changement
de conscience.
La société
donne réellement à l’être humain
les moyens
de devenir affectivement
et émotionnellement
sain :
elle devient ainsi sécurisante et épanouissante.
Elle aide les personnes qui le désirent
à
se libérer de leur mal de vivre,
à retrouver
leur créativité et leur propre puissance,
à acquérir la maturité affective,
seule capable de mener vers l’accomplissement,
la véritable
plénitude.
2 - UN
CITOYEN
Je suis un membre actif, intégré
utilisant les services de la cité avec reconnaissance,
sachant qu’une vie agréable dépend d’abord
de moi
et de mon propre engagement
dans la communauté
des hommes.
Chaque geste posé a un
passé et un devenir :
j’ai conscience des conséquences
de mes choix
pour la survie de tous.
3 - UN
ÊTRE ADULTE
Je développe mes capacités
avec intégrité,
conscience et sens des
responsabilités,
en respectant
ma personnalité
profonde et celle d’autrui.
Adulte,
c’est d'abord
à moi que revient la responsabilité
de
mon propre bien-être
et de celui de mes enfants.
Je connais ma propre valeur
et j’assume
mon rôle d’individu unique
au milieu d’autres
individus tout aussi importants.
Je suis sûr de ce que
je veux,
ou ne veux pas,
et je me donne les moyens
d’avoir le choix de ces différentes options.
Je suis capable de prendre ma place, ma
juste place,
et j'accepte d’établir des relations
véritables,
chaleureuses et non destructrices,
basées sur la confiance en soi
et de communiquer
sainement,
sans projeter sur l’autre mes propres problématiques.
Je développe un esprit
critique,
et garde une faculté d’analyse objective,
par rapport aux informations reçues.
Je refuse l’assistanat,
et prends en
charge ma propre vie
tant que j'en suis capable.
Je prends la parole ou agis
si nécessaire.
4 - UN
ÊTRE RESPONSABLE
Je comprends mes actes
et j'en assume
la responsabilité
devant moi-même et devant
les autres.
J'accepte les conséquences physiques
et morales
de mes gestes et de mes pensées.
Je suis capable de poser
des actions justes,
appropriées aux situations
présentées,
et de relever efficacement
les défis
proposés à l’être
humain.
Je tente de construire,
à la
mesure de mes moyens,
Un Monde Meilleur pour les générations
futures.
5 - L’IMAGE
D’UN MONDE MEILLEUR
Je sais que l’état du monde
est en correspondance exacte
avec la somme des états
individuels,
aussi, il n’y a pas pour moi
de but
plus noble et plus important
que l’enrichissement
de ma qualité d’être humain.
J’ai la capacité d’évoluer
et de m’améliorer.
En évoluant, je concours
à une amélioration de mon environnement immédiat
et je contribue ainsi à l’amélioration
des conditions de vie de toute la planète.
J’ai la conviction intime
que je peux
utiliser les processus de création mentale
pour
aider à la venue d’un monde plus juste :
L’homme est capable d’atteindre n’importe
quel but
pourvu qu’il le rêve avec assez de force,
il arrive un moment
où n’importe quel objet existe
déjà
parce qu’on l’a assez créé,
développé, imaginé
dans le monde
des idées.
Je peux créer à
l’intérieur de moi
l’image d’un système
social harmonieux et juste.
Je sais que la force de l’énergie
d’un groupe
est capable de mettre en branle
n’importe
quelle structure établie.
Plus seront puissantes
les évocations
mentales créatrices,
plus seront nombreux
les moyens ponctuels envisagés,
plus facilement
ce monde prendra forme.
Si je participe,
avec des
millions d’autres individus
à la création
mentale puissante
d’un monde harmonieux, celui-ci verra
le jour.
6 - MON
APPARTENANCE A L’ESPÈCE HUMAINE
J’appartiens à une seule espèce
:
l’espèce humaine.
Elle est en évolution.
Elle est composée de deux parties,
l’une féminine
et l’autre masculine,
totalement complémentaires
et de même valeur.
Quelle que soit mon appartenance
à un sexe, à un âge,
à un
groupe ethnique, culturel ou religieux,
je possède
les mêmes droits et les mêmes devoirs
qu’un
autre être humain.
Il n’y a pas de croyance ou de culture supérieures
:
la diversité est source d’enrichissement mutuel.
Je préserve de toutes
mes forces
la richesse des sociétés traditionnelles.
Je considère
les enfants comme
la richesse de l'espèce humaine
et j’honore la
sagesse des personnes âgées.
7 - L’
ÉTABLISSEMENT D’ UN SYSTÈME SOCIAL JUSTE
Fondamentalement,
l’homme est un être
sain,
aspirant au bonheur,
au développement
de toutes ses capacités,
et désirant
évoluer
vers la plus haute idée qu’il
se fait de lui-même.
Il souhaite mener
une vie
heureuse et enrichissante
dans un monde économiquement
équilibré,
socialement juste et écologiquement
sain.
Je sais qu’il y a sur la Terre
assez
de ressources et d’intelligence humaine
pour l’établissement
d’un système social juste
assurant une vie décente
à chacun
et pouvant combler les aspirations de
tous :
il y a des milliers et des milliers d’emplois
à créer pour répondre aux vrais besoins
des hommes.
J’ai pleinement le droit,
dans cette société,
d’avoir une activité
stable et enrichissante.
Dans le monde entier
des expériences
de créativité
et de coopération
ont été faites :
les hommes sont parfaitement
capables
d’un changement nécessaire.
Moi
aussi je suis capable d’évoluer.
J’ai la conviction
que
des solutions possibles sont à ma portée.
Par mon action locale, même limitée,
je
peux y contribuer.
Je peux aider à la restauration
de l’économie locale,
en utilisant, par exemple,
un système d’échange local de savoirs,
de services et de biens.
Un système d’échange
est un des moyens possibles
pour la mise en place d’une
économie réaliste,
fondée sur le
travail de l’homme.
Il y en a d’autres, à inventer
et à développer.
Et ce que je peux faire, dans mon quartier,
atteint par ricochet
la structure de la société
toute entière.
Je peux, ainsi que chacun sur
Terre,
permettre le passage à une économie
saine,
et la naissance d’une nouvelle éthique
économique
dans le respect de l'individu.
J’ai une co-responsabilité
dans
la mise en place de ce système
plus sécurisant
et plus humain.
Je suis,
chacun est,
nous sommes tous
les acteurs possibles de cette révolution
tranquille.
8 - UNE
PLANÈTE HABITABLE MAIS FRAGILE
Je suis citoyen
d’une planète
habitable :
la Terre,
vaste écosystème
clos
avec des habitants de plus en plus interdépendants.
J’ai pour responsabilité la restauration de son intégrité.
Je prends donc le plus grand
soin
de la planète qui m’héberge,
pour la qualité de ma vie présente
et
pour l’héritage que j'emprunte à mes enfants.
Je vis en profonde harmonie avec la nature.
Cette harmonie est nécessaire
à la survie
de mon espèce
et de toutes les autres espèces
vivantes,
car un environnement néfaste pour ma
santé
présente des risques pour le patrimoine
génétique
de tous les êtres vivants.
J’ai conscience de la fragilité
des espèces et des écosystèmes,
aussi je protège le royaume végétal
et animal
de la destruction,
de l’appauvrissement
et de l’asservissement.
L’espèce humaine n’est pas la seule
a avoir droit de jouissance sur le monde.
Aussi j’ai
le plus grand respect
pour toutes les formes de vies
:
elles ont toutes droit
à la liberté,
à l’existence
et au respect de leurs besoins
fondamentaux.
J’ai, comme n’importe quel
habitant de la Terre,
humain ou non,
le droit de
vivre dans la dignité.
J’ai le droit absolu de respirer un air
pur,
de boire une eau non polluée,
et de
me nourrir avec des aliments sains.
Je protège particulièrement
la surface de la Terre
et les forêts,
matrices
de vie, d’oxygène, d’humidité
et sources
de richesses et de bienfaits pour l’humanité.
Je replante massivement des arbres
pour reconstituer les forêts détruites
et je participe à la revitalisation des zones désertiques.
9 - LES
PRODUITS DE CONSOMMATION
Je repense mes besoins
et mes comportements
dépensiers
pour les rendre plus simples et plus
sains
afin de limiter
l’impact de la surconsommation
sur l’environnement.
Chaque produit que je consomme
va vers un quota de pollution zéro.
Il est élaboré de manière
à être
non polluant à sa fabrication,
à son utilisation,
à sa destruction.
Son recyclage
est envisagé dès sa conception.
Ses conditions de fabrication
sont respectueuses
de la dignité et de la santé
des travailleurs.
Je peux,
grâce à une banque
de données
avoir tous les renseignements
sur un produit que je veux acheter :
sa composition,
son prix de revient,
ses conditions humaines de fabrication,
etc.
L’industrie de restauration écologique,
l'étude des systèmes pollués
et
des techniques de dépollution,
la mise en application
de ces techniques
sont une préoccupation première
de la société.
Une force verte d’intervention est créée
pour les catastrophes écologiques
et la restauration
des zones polluées,
ainsi qu’une force d’aide
planétaire
pour intervenir
sur tous les lieux
de catastrophes naturelles ;
forces à intervention
rapide et efficace
pour épargner au maximum les
souffrances
et les pertes humaines.
10- L
’ ENERGIE
Je privilégie les sources d’énergies
non polluantes,
actuelles et à venir,
en
remplacement progressif
des autres énergies.
Les richesses du sous-sol,
minérales et énergétiques, et les richesses
de la mer
sont patrimoine commun de toute l’humanité.
Elles sont exploitées par une société
d’utilité publique
pour une juste utilisation
et une juste répartition.
11- LE
JUSTE RÔLE DE L’ ARGENT
L'argent est un outil,
un moyen d'échange
respectueux du travail d'un
être humain.
Je l'utilise pour permettre la vie
et non pour la dégrader.
Une banque mondiale,
propriété
de tous les Citerriens,
bat une monnaie planétaire
unique.
Sans but lucratif
elle distribue le crédit
qui favorise
le développement des collectivités
et des individus
12 - LE
PRINCIPE DE LA JUSTE RÉTRIBUTION
Quels que soient ma qualification et mon
rôle social,
je suis un être unique, utile
à la société,
j’ai des besoins
et des richesses à offrir,
en marchandises ou en activités
humaines.
Quand je travaille,
j’ai
le droit à une juste rémunération
pour la tâche que j’ai accomplie.
C’est le principe
de la juste rétribution.
Pour un travail donnant la même peine,
il n’est pas envisageable
qu’un salaire de base différent
soit pratiqué,
car je suis aussi précieux
et riche de potentiels
qu’un autre être humain.
Aussi pour un travail égal
mon salaire est équivalent
à celui des autres.
Un salaire minimum de base
identique sur toute la Terre
permet de régulariser
les excès d’exploitation,
et rend inutiles délocalisations
et émigrations.
Le prétexte de ma situation géographique
sur la Terre
ou mon appartenance à un âge,
à un sexe
ou à un groupe social, ethnique
ou culturel
n'est pas valide.
Une commission d’application,
avec des moyens véritablement efficaces, est créée
pour faire respecter
un véritable Code des droits
humains
concernant en premiers lieux
les droits
de l’homme
et le droit à une juste rétribution.
Les exploitations industrielle, domestique
ou sexuelle
sont des crimes d’esclavage :
un tribunal
international s’en occupe.
13 -
SALAIRE DE BASE ET SALAIRE DE PEINE
La rétribution salariale est composée
de deux éléments :
1) Un salaire minimum comprenant :
- un salaire de base, incompressible,
valable sur toute la planète
et permettant
de répondre à
tous les besoins de base
d’une famille
(nourriture, vêtements, logement,
médicaments...)
- un salaire de peine rétribuant
plus particulièrement
les éléments
propres de la tâche
envisagée : manque
d’intérêt du travail,
incidence sur la
santé mentale ou physique,
dangerosité,
horaires difficiles, responsabilités,
investissement
personnel pour accéder à ce poste...
2) La part des bénéfices de
l’entreprise qui revient au salarié.
Chaque travailleur appartient
à une corporation.
Une assemblée élue
de membres de la corporation
évalue la peine
fournie pour chaque emploi occupé
afin de déterminer
et d’harmoniser
l’ensemble des salaires de peine.
14 -
LE PRINCIPE DU PRIX JUSTE
La libre concurrence est un système
pervers.
Ses effets anti-démocratique et anti-économique,
ouvrent la porte
à la décadence
des économies et des sociétés,
encourageant exploitation et ruine d’autrui.
Un produit ne peut être
vendu à un prix inférieur
à son
juste coût de fabrication
car c’est là
que commencent
les systèmes d’exploitation et
d’esclavage,
cause de délocalisations et d’émigrations.
C’est le principe du prix juste.
La concurrence se fait alors
sur la qualité
de l’objet ou du service.
Je sais que l’économie
de marché a fait son temps.
Je participe à
une économie de sérénité,
équilibrée et juste,
à des échanges
respectueux des besoins humains
et des autres habitants
de la planète.
15 -
LE SYSTÈME MONÉTAIRE
J’ai le droit d’utiliser une monnaie stable,
de ne pas être, de près ou de loin, victime
d’une quelconque manipulation d’argent
due à
la spéculation
La misère d'un seul être
humain
est l'indice d'une pathologie
d'un système
économique.
Mon enrichissement personnel
ne peut
résulter d'un appauvrissement d'autrui.
Afin de mener la civilisation
vers une
plus grande maturité,
l'intérêt
de l'homme est inscrit
au niveau le plus fondamental
de la société.
en encourageant
et en rémunérant
socialement
les actes
utiles à l'humanité.
Une des possibles solutions est
le Robin,
qui représente l'utilité
d'un produit ou d'une activité pour
l'Homme.
Cette monnaie
complémentaire
me permet d'accéder
à certains biens et services
que l'argent seuls
n'autorise pas
16 -
UN SYSTÈME POLITIQUE
Un système politique viable
prend
en compte tous les aspects de l’homme :
Physique : il assure le bien-être matériel
des populations
et la bonne gestion de l’environnement.
Affectif : il permet à chaque individu
de retrouver une psychologie saine et épanouie.
Mental : il donne à chacun la possibilité
de cultiver ses compétences intellectuelles
et artistiques.
Spirituel : il permet à chaque personne
d’explorer librement sa relation avec tout ce qui le dépasse.
Je désire sortir de
l’unique alternative Droite-Gauche
liée aux sentiments
de vulnérabilité,
d’infériorité
et d’injustice,
et trouver un parti de sérénité
faisant des choix respectueux des individus humains
et de l’ensemble des êtres vivants.
17 -
LES CONDITIONS D‘UNE MONDIALISATION RÉUSSIE
La mondialisation recèle
des potentiels
d’enrichissement extraordinaires.
Pour être viable, il est
nécessaire
qu’elle s’accompagne de redéfinition,
de simplification des systèmes complexes.
De manière urgente, un système
garantissant l’accession
à des conditions de
vie correctes,
respectueuses d’une véritable
démocratie,
est mis en place à l’échelle
planétaire.
Une Organisation des Communautés
est
instituée.
Véritablement représentative
des peuples et communautés de la Terre
ses
membres sont élus
au prorata des populations.
En même temps que la mondialisation
je retrouve, dans mon environnement proche,
des structures
et une communauté à échelle humaine,
donnant un sens véritable à la vie quotidienne,
pour y trouver un équilibre psychologique et affectif,
aussi bien que pour une gestion rapide
et efficace de
mes besoins.
18 -
L’ ORGANISATION GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ
L’organisation générale de la
société
permet à celle-ci de fonctionner
à un double niveau :
un niveau planétaire
pour assurer des conditions de vie harmonieuses
et démocratiques
sur tous les continents,
( c’est le niveau de la solidarité
planétaire ).
et un niveau local
pour favoriser
tous les échanges de survie
et le fonctionnement
autonome de ses habitants,
( c’est le niveau de l’autonomie
et de la solidarité locale).
De même qu’une famille
assure ses ressources
d’une manière aussi indépendante
que possible,
une collectivité subvient
au maximum à ses besoins.
Il ne peut y avoir de liberté
et
de possibilité de choix
sans autonomie.
19 -
DES UNITÉS LOCALES
Des unités locales sont définies:
structures administratives, elles comportent
un
nombre gérables d'individus
pour le recensement
des besoins.
L’unité locale est faite
pour y bien vivre,
j’y trouve tous les éléments
nécessaires :
l’économie locale
est
la plus performante et autonome possible.
Elle colle
au plus près du tissu social,
et fournit sur
place
les services qui sont nécessaires
à
la vie harmonieuse de la cité.
Elle est autonome
par rapport à
ses besoins fondamentaux,
en particulier
en nourriture,
en eau, en énergie, et en soins.
Pour cela, ses
besoins sont recensés :
besoins alimentaires
de bases,
nombre de médecins, d’enseignants,
de transporteurs, etc.
Une agriculture locale et diversifiée
est donc rapidement restaurée,
pour tout ce qui
est alimentation de base.
Au maximum de ses possibilités,
chaque unité se nourrit sur sa production locale
et produit avant tout pour elle.
L’importation sert à des produits
impossibles à fabriquer au sein de l’unité
locale,
ou à des produits de seconde nécessité.
Chaque unité, véritable
écopolis
est harmonieusement insérée
dans la nature.
Elle est autonome et capable
de
recycler et de traiter ses propres déchets,
en
premier lieu ses déchets toxiques.
Elle fabrique
des produits
avec des emballages recyclables.
Chaque
objet conçu est biodégradable au maximum.
Le ramassage des déchets,
pré-triés
au niveau individuel,
est extrêmement efficace.
Ramassage et traitement peuvent être effectués
par une société d’utilité publique,
les matières recyclées
sont ainsi au
bénéfice de l’unité locale
et augmentent
son autonomie énergétique.
Des primes encouragent l’imagination,
la création et la mise en application
de solutions
écologiques, techniques ou sociales
concourant
à un meilleur bien-être général.
Chaque unité locale s'efforce de répondre
aux
besoins de base de sa population
dans l’hypothèse
où elle serait localement
seule survivante
d’une catastrophe.
C’est la condition
de la liberté,
de l’indépendance et de la survie.
20 -
LA VILLE
L’aménagement des
villes et des villages
est décidé par
des commissions d’urbanisme regroupant
les membres des
professions concernés,
les délégués
des usagers enfantins, parentaux,
adultes sans enfants
et personnes atteintes de handicaps physiques.
Les commissions d’urbanisme
veillent
particulièrement aux besoins
des
enfants et des personnes atteintes de handicaps.
Elles se préoccupent
de manière très approfondie
des risques
de catastrophes naturelles.
Elles prévoient des
plans d’urgence
pour toutes les hypothèses prévisibles.
Les commissions traitent
les pollutions
liées à l’urbanisation
et veillent au cadre de vie : esthétique, bruit,
odeurs…
Les véhicules individuels
ainsi que les transports de marchandises
sont équipées
de systèmes non polluant.
Je me déplace
avec facilité
dans des transports en
commun
également non polluants,
pratiques
et peu onéreux.
La recherche permet la mise
au point
d’habitations et de bâtiments réellement
protégés
contre les catastrophes naturelles
Les immeubles neufs sont
construits
systématiquement avec jardins-terrasses,
sont entourés d’espaces verts
et de jardins
équipés de structures ludiques
pour les
enfants,
proportionnellement au nombre d’habitants prévus.
Les cités-dortoirs
sont remplacées
par des quartiers réellement
agréables.
Quel que soit mon niveau
de vie,
je peux m’acheter une demeure,
grâce
à des prêts sans intérêts.
Les habitations,
les
structures, et les bâtiments publics ou privés
sont respectueux de l’environnement :
intégration
esthétique,
construction en matériaux
non polluants
(à sa fabrication, à son
utilisation, à sa destruction),
isolation phonique
et thermique,
équipement en systèmes
de vie autonomes
( énergie, récupération
d'eau et de chaleur )
Je trouve dans chaque
quartier
des bâtiments au service du public
abritant des salles de réunion, d’exposition,
de spectacle et de sport.
21 - LE PROBLÈME
DE LA GUERRE ET DE LA VIOLENCE
Chaque fois que je cautionne
un système social injuste,
je concours, ici ou
ailleurs,
à la formation de conflits sociaux,
de guerres destructrices et à l’aggravation de la
misère.
La guerre vient pour des raisons
de conflits de besoin
et/ou de territoire.
Le bien-être social empêche l’éclosion
de la guerre.
La guerre a toujours pour conséquence
le lâche assassinat des innocents,
et des gens
sans défense.
Elle est sans justification possible.
De même que le meurtre entre individus
est un crime
le meurtre entre peuples ou collectivités
en est un aussi.
La guerre est donc déclarée
illégale
car elle est contre l’intérêt
fondamental des populations.
A partir du moment où UN SEUL ENFANT
est susceptible d’être tué,
la guerre est
un crime contre l’humanité.
Il y a droit absolu d’ingérence
pour la protection des personnes :
c’est une évidence
éthique
car la passivité ou la non-ingérence
est en fait une non-assistance
à population
en danger.
Les prétextes
de souveraineté
nationale et de respect de territoire
ne peuvent être
acceptés
si des civils souffrent d’un conflit.
Le droit des individus à
vivre en paix
prime le droit des belligérants
:
J’ai le droit,
où
que je me trouve sur Terre,
à quelque culture
que j’appartienne,
à vivre en paix et en sécurité,
sans la menace de l’exploitation,
de l’esclavage, de
la torture
ou des traitements inhumains.
Pour cela je participe en actions ou en
moyens
à la maintenance d’une force de protection.
Dès l’origine d’un conflit,
les négociations sont ouvertes,
et l’armée
de maintien de la paix intervient immédiatement
jusqu’à résolution du conflit.
Des médiateurs en communication humaine
interviennent aussitôt
pour que chacune des parties
en présence
puisse s’exprimer
et pour que
la solution médiane soit trouvée,
dans
l’intérêt de chaque partie.
Les litiges entre groupes de
personnes
sont portés devant le Tribunal
des Peuples et des Communautés
qui juge aussi
les crimes contre l'humanité:
tortures, génocides et
déplacements abusifs de populations.
Afin que la force de maintien de la paix
ne puisse un jour représenter une menace
pour
les populations civiles,
celle-ci est soigneusement
issue
de cette même vie civile
et existe
au prorata exact des populations.
Je ne peux rester longtemps
soldat de métier
et ma motivation fondamentale
est d’être au service de la paix.
C’est à moi, adulte,
que revient
la responsabilité
de protéger les enfants
et les plus faibles
J’ai aussi une co-responsabilité
dans la mise en place d’un climat de paix
en maîtrisant
mes émotions et mes pensées.
La recherche se développe
concernant
la problématique du pouvoir,
pour éviter
les abus qui en découlent.
Elle étudie
l’agressivité
pour bien comprendre tous ses mécanismes.
Elle regarde de très près
l’impact de la culture de violence,
omniprésente
dans les médias,
et le rôle des jouets
guerriers.
Elle permet de comprendre, puis de maîtriser,
les facteurs environnementaux
qui mettent en jeu
les mécanismes instinctuels d’agressivité.
Elle trouve les moyens de supprimer
sa venue
en annulant le sentiment d’injustice,
ou
en soignant les souffrances du passé
dues à
des blessures anciennes,
souterraines et toujours douloureuses.
Elle apprend à canaliser l’agressivité
et à l’utiliser à des fins utiles à
la société :
métiers dangereux,
interventions lors de catastrophes naturelles,
par exemple.
Afin de trouver les moyens de prévenir
les génocides et la torture
elle cherche par
quels mécanismes précis
des groupements
d’individus refoulés
peuvent devenir des partis
d’extrème-haine,
et comment l’horreur et la barbarie
peuvent prendre place dans une société.
Inciter à l’utilisation
de la violence
et à quelques formes de rejets
que ce soit
est contre l’intérêt des populations.
La Démocratie et l’Humanité
doivent se protéger par des lois,
extrêmement
rigoureuses
et appliquées systématiquement
envers les personnes qui,
par le biais d’un groupement
ou d’un mouvement d'idées,
prônent l’incitation
à la violence et aux préjugés :
celles-ci, par leur propagande
conduisent à une
négation même de l’homme
et font reculer
l’humanité.
Pour se présenter à
une élection,
un individu, ou un groupement d'individu,
s'engage préalablement
à respecter dans
ses discours et dans ses actions
les principes démocratiques
et l'ensemble des Droits de l'Homme.
En cas
d'irrespect, l'élection est aussitôt invalidée
:
la Démocratie et les habitants de la planète
sont ainsi protégés.
Je n’ignore pas que la violence et l’agressivité
font partie de la nature humaine.
Je ne les mésestime
pas,
car c’est une force parfois au service de la survie.
Cependant
elle n’a pas à s’appliquer
aveuglément sur autrui,
ni à justifier
des volontés politiques ou hégémoniques.
Une société d’utilité
publique,
efficacement contrôlée par les
civils,
possède les industries d’armement
et résorbe les armes des particuliers.
Les armes fabriquées ne servent
qu’à la seule force de maintien de la paix.
Elles
servent à la protection et non pas à l’agression.
Elles deviennent le moins meurtrière possible,
plutôt paralysantes ou provisoirement incapacitantes.
Le commerce des armes est totalement
interdit.
Le fabriquant et le commerçant d’une
arme
a autant de responsabilités
que celui
qui s’en sert.
Produire et vendre des armes,
pour
une autre cause
que la défense du droit à
vivre en paix,
est un crime contre l’humanité.
22- LA
DEMOGRAPHIE
Il est temps que ralentisse
la croissance
démographique
car la Terre ne pourra bientôt plus
répondre aux besoins de chacun
sans conséquences écologiques irréversibles.
Or j'ai la responsabilité
de prendre soin de moi
et de ma famille.
Une véritable politique
d'autolimitation de la population
aide à résoudre
les conflits
liés au manque
d'espace vital
et de ressources.
Comme petit d’homme, j’ai le droit
de
recevoir l’amour, l’attention
et les conditions matérielles
qui me permettent de devenir
un être respectable
capable de vivre en harmonie
avec tout et tous sur cette
Terre.
Seules des conditions de vie
décentes,
l’éducation et l’instruction,
m’autorisent à acquérir la sagesse
de cohabiter en intelligence avec mes voisins
sans nuire
aux autres règnes de la planète.
Une baisse générale de la natalité
améliore les conditions de vie des familles,
et donc des enfants.
Ils peuvent accéder ainsi
à une plus grande humanité.
C’est donc une réelle
nécessité que moi,
femme,
j’apprenne
à contrôler ma fécondité,
et que je puisse appliquer
des méthodes contraceptives
naturelles.
Je reçois toutes informations à
ce sujet
et accède gratuitement
à
la contraception de mon choix.
Les préservatifs et les
contraceptifs
sont fabriqués et distribués
gratuitement
par une société d’utilité
publique.
23 -
L’ ÉLABORATION DES LOIS.
Prendre mes conditions de vie en main
est de ma propre responsabilité.
Je suis capable
d’aider à l’élaboration des lois.
Le gouvernement
de la société est l’expression
de la responsabilité
de chaque individu.
Quels que soient mon age,
mon sexe,
et mon appartenance à un groupe,
j'ai le droit de me prononcer par le vote
sur toutes
les lois
puisqu'elles engagent mon présent et
mon avenir
Enfant, j'ai les mêmes droits
et donc le droit de vote.
Je le confie à ma mère
ou à mon père
Jusqu'à ce que je
sois capable d'en user moi-même.
Je puis fractionner mon ou
mes droits de vote
lors de toute élection nominale,
référendum ou vote de loi.
Une partie
en positif pour ce que j'approuve,
une partie en négatif
contre ce que je désapprouve.
Je peux ou non décider d’aider à
l’élaboration d’une loi.
ou émettre des
propositions complémentaires
ou contradictoires.
Je vote des lois respectueuses
des intérêts de l’individu
et des groupes
d’individus.
Comme préambule à toute démocratie,
et inscrite dans la Constitution des droits humains,
la loi doit respecter les individus.
Nulle loi ne peut
aller
contre les intérêts fondamentaux
des êtres vivants.
La loi répond aux questions
suivantes :
En quoi est-elle nécessaire ?
Quels intérêts sert-elle ?
Quels groupes
d’individus
est-elle susceptible de léser ?
Comment peut-on y remédier ?
Les lois sont proposées à mon
examen
par un service médiatique spécialisé,
télévisuel ou abonnement de périodique,
et sont retrouvées sur l’ordinateur de vote.
Elles sont écrites dans
un langage clair,
simple, sans équivoque
et leurs implications sont clairement définies.
Elles sont rédigées par des
commissions
de professionnels et d'usagers
ou d’un
groupement volontaire d’individus
qui désire
faire une proposition de loi
pour l’amélioration
des conditions de vie.
La loi finale est une synthèse
de la proposition primaire
et des propositions
complémentaires
ou contradictoires,
toujours
dans le respect de l’être humain.
Cette synthèse est effectuée
par le groupe comprenant
la commission ayant proposé
la loi
et une assemblée renouvelable
de
citoyens volontaires,
issus de la population concernée,
inscrits sur une liste de citoyens et tirés au sort.
Les décisions influençant
la vie des citoyens d’une unité locale
sont ratifiées
par la population concernée.
Les décisions
influençant directement
un groupement d’individus
précis,
travailleurs d’un secteur particulier
par exemple,
sont ratifiées par ce même
groupement.
Un réseau d’ordinateurs
est mis
à la disposition du public.
Sur ces ordinateurs,
chaque citoyen,
muni d’un code secret,
peut voter
par référendum informatique
en démocratie
directe à chaque loi proposée.
Le système informatique
est parfaitement fiable,
totalement à l’abri
des possibilités de manipulation
et non raccordé
à d’autres réseaux d’ordinateurs.
Un réseau
de surveillance de la démocratie,
issu des populations
civiles, veille à son inviolabilité.