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Propositions du - partie 4 - |
Echanger et commercer |
Pour être maître de son destin, seul l’Homme doit dicter sa loi
au marché, non l’inverse. Ce n’est donc pas au marché de mettre
ses exigences commerciales sur la vie des hommes, mais à l’homme de concevoir
et d’utiliser un marché respectueux de la Vie.
Des principes fondamentaux :
Un principe de solidarité à tous les niveaux et dans toutes les directions :
Ce qui permet à une société de perdurer
malgré les problèmes, les conditions de survie difficiles est
la solidarité entre les membres du clan, depuis la nuit des temps. La
société technoélectrique, elle, a complètement perdu
de vue le principe fondamental de survie qu’est la solidarité.
Seule la solidarité absolue, dans toutes les directions (inter générations
présentes et futures, inter espèces, inter territoires, inter
milieux et entre producteurs et consommateurs) peut permettre la perpétuation
de notre espèce sur une Terre viable.
Celle-ci doit donc être remise à la base de l’économie.
Un principe d’équilibre :
Ce qui caractérise l’économie actuelle,
entre autres, est le profond déséquilibre qu’elle entraîne
entre les pays, les individus, les sexes, les âges, les cultures, etc.
L’équilibre doit donc guider les décisions économiques
afin de ne favoriser aucun groupe au détriment d’un autre.
Un principe de cohérence :
La manière dont est traité l’effet de serre, par exemple, montre toute l’incohérence du système libéral : alors que la planète s’échauffe, nous sommes incapables de prendre le virage qui s’impose. La cohérence globale est donc une absolue nécessité.
Un principe de Bien Commun :
Il n’y a rien de plus incohérent et de plus stupide que la politique de privatisation : à partir du moment ou l’Etat met en stricte adéquation la monnaie circulant et les capacités de travail de la population, il peut permettre à sa population de couvrir tous les besoins vitaux de bases par des entreprises d’Etats ("entreprises au service du bien commun" : travail fonctionnaire) ou par des travaux d’utilité publique (travail contractuel d’entreprises privées).
En particulier, l’alimentation de base, l’eau, les transports, l’énergie sont des biens de nécessités publiques, fondamentaux. Ils peuvent donc être remplis par des fonctionnaires, assimilés ou contractuels.
L’Etat peut sans problème favoriser des services publics de qualité et la libre entreprise sans dénationaliser tout le tissu social indispensable. à un maximum de fonctionnaires ou assimilés.
Le travail privé ("entreprises au service de leurs seuls intérêts ») pouvant être réservé aux produits de seconde ou troisième nécessité (gadget, décoration, luxe...).
1) Des Propositions transversales :
Des indicateurs biovitaux de la santé de l'économie.
L'état de bien-être, voire de bonheur de la population est l'indice prioritaire qui doit guider les décisions politiques.
Pour qu’une économie soit au service de l’Homme,
il est nécessaire que les indicateurs traduisent le bien-être de
la population, sa vitalité, son optimisme (et non, comme c'est actuellement
le cas, des PIB qui sont capables de montrer que l'économie se porte
bien après une marée noire, des cyclones ou un grave tremblement
de terre... voir ce document en provenance du WWF : "l'effet PIB"). Les indicateurs doivent montrer la Vie réelle
du corps social, et non simplement traduire si les caisses de l’Etat s’alimentent
correctement.
Nous avons donc à mettre en place des Indices de Bien-être Sociétal (indice de développement humain (IDH) amélioré :
sentiment de sécurité, optimisme par rapport à l’avenir,
comblement des besoins, état de scolarité, état sanitaire,
présence d’infrastructures sociales, « Indice de Bonheur Brut »...).
Encourager les comportements sociaux bénéfiques.
L'organisme social doit inverser les choses : actuellement, c’est l’appât du gain, la concurrence et le profit qui guident les rapports sociaux, parce que ce sont ces comportements-là qui rapportent le plus, et le plus vite. Il faut faire en sorte, pour retrouver une société humanisante, qu’il devienne beaucoup, beaucoup plus intéressant financièrement et socialement pour l'individu de se comporter en respectant lui-même et son entourage, que d'adopter des conduites contraires à l'intérêt public. Cela paraît évident, pourtant nous faisons tout le contraire : la grille des salaires que nous pratiquons est une totale aberration : ce sont les métiers les plus utiles à leurs concitoyens qui sont les moins rémunérés, parce que l’on est dans une logique marchande dépassée ! Si nous voulons d'urgence stopper notre décadence, il faut arrêter nos encouragements aux comportements biocides et valoriser sciemment les comportements biogéniques.
Les salaires sont la meilleure mesure pour cette incitation positive. Psychologiquement c'est très important car la reconnaissance sociale commence par la reconnaissance monétaire.
Par la loi, nous avons bien mis en place des minimums salariaux. Rien n'empêche, si ce n'est une volonté politique, de mettre en place une grille de salaires en fonction de l'utilité sociale, cette grille, bien entendu, étant à décider démocratiquement (voir aussi plus bas).
2) Des propositions concernant le système monétaire, le crédit, l’investissement
Redéfinir et défendre l'argent comme
un bien public mondial.
L'eau, l'air, le soleil, la nature, la diversité culturelle et biologique, etc. sont indispensables à tous. Ils constituent des biens publics mondiaux. Nul ne peut en détenir la possession ou l'usage au détriment des autres. La gestion en incombe à l'humanité dans son ensemble.
L'eau est indispensable à la vie. Le sang est
indispensable à la vie d'un organisme, lui permettant tous les échanges
vitaux nécessaires à sa survie et à sa croissance.
De même, la communauté humaine utilise un fluide pour permettre
les échanges entre ses différentes cellules (les humains) et entre
ses différents organes (les diverses sociétés). Ce flux
est indispensable à des échanges économiques vitaux, nécessaires
et justes. Au XXI siècle, ce flux qui permet d'échanger salaires
contre marchandises et services est l'argent.
Or, ce fluide manque dramatiquement en certaines régions. Il a plus de
valeurs ici que là. Il est détenu dans certaines sociétés
aux détriments d'autres. A l'intérieur d'une même société,
certains membres en possèdent au-delà de leurs besoins, tandis
que d'autres n'ont pas même de quoi se nourrir...
Les cellules et organes de la civilisation planétaire sont irriguées
par le flux-argent, variablement en quantité et en qualité. Entre
autres, cela augmente ou entraîne chômages, délocalisations,
exploitation des humains et des êtres vivants, destructions des écosystèmes,
économies destructurées, guerres, terrorismes, famines... L'utilisation
d'un argent de valeur variable, fluctuant au gré de la spéculation
boursière ou suivant la puissance d'un pays, rend les économies
locales et mondiales complètement pathologiques. Nulle maison solide
ne peut être construite avec un mètre de longueur fantaisiste ou
variable ! Cet argent de valeur inégale, cancérisé partout
par l'intérêt bancaire, conduit notre civilisation vers sa perte,
avec un modèle économique détaché de la réalité,
directement responsable du réchauffement planétaire et de l'atteinte
à la biodiversité. Ce flux devrait normalement être produit par
les Etats pour répondre exactement aux besoins de leurs populations.
Mais
comme les Etats ne délivrent pas la quantité de monnaie nécessaire,
les personnes, les entreprises, et même, ce qui est le comble, les Etats,
sont tous obligés d’emprunter aux banques privées. L'argent est
donc fabriqué de plus en plus par des banques privées et organismes
monétaires, par de simples écritures sur des registres ou sur
des ordinateurs. Ces organismes privés, par les jeux de l'intérêt,
appauvrissent les individus, les entreprises et mettent les Etats en faillite,
en accroissant les déficits budgétaires. Leur pouvoir, en tous
les domaines, devient si démesuré que la démocratie n'est
plus qu'une illusion. Notre proposition :
Que l'argent soit défini et défendu comme un bien public mondial, appartenant à chacun, dont la gestion relève de la communauté humaine dans son ensemble.
Et, en attendant la mise en place d’un système monétaire assaini avec, notamment, des crédits sans intérêt, légalisation et favorisation des systèmes d'échange direct de type S.E.L ou JEU.
Réappropriation du Droit Citoyen de battre
monnaie.
Abrogation de l'article 104 du Traité de Maastricht qui interdit aux banques centrales de faire la monnaie : la monnaie doit être battue par les Etats, en stricte adéquation avec les capacités de travail de leur population adulte en capacité de travailler.
Etablissement d’une monnaie planétaire unique.
La valeur de l'argent (la monnaie) est déterminée sur une base valable pour tous et en tous lieux et pour chaque personne, et elle est étalonnée de manière universelle, l’heure : 100 U = 1 heure.
Le monde doit se doter d'un Organisme CENTRAL,
TRANSNATIONAL, INDEPENDANT et TOTALEMENT TRANSPARENT en remplacement du FMI,
un
Observatoire
Transnational du Flux Monétaire : l’OTFM.
Cet organisme a un rôle triple.
a) Premièrement, au vu des données de la
population globale de la Terre, de la population de chaque pays, du nombre exacte
d'adultes en âge de travailler, et du pourcentage voté par les
citoyens pour la répartition de l’argent ( pourcentage national et international),
l'OTFM établi très exactement un rapport sur la quantité
totale de monnaie à faire circuler sur la planète. Il aide aux
bilans, à la répartition des contributions de chaque pays aux
propositions transnationale plébiscitées.
Il définit donc :
- ce dont chaque Etat doit disposer.
- ce dont le Parlement Mondial doit disposer et pour son fonctionnement administratif
et pour son fonctionnement technique lorsqu'il va traiter les problèmes
que les Etats ne peuvent pas traiter à leur niveau national ou local.
- ce dont les Services d’Utilité Transnationaux doivent disposer pour
leur fonctionnement.
La somme des trois étant strictement égal à la quantité
totale de monnaie circulant sur la planète.
- ce dont la Banque Transnational de Prêt doit disposer pour permettre
une aide efficace au développement des collectivités locales,
des individus et des nations en difficulté. ( c’est la monnaie qui crée
la richesse, et pas le contraire...)
--> éradication du chômage.
- chaque pays est doté d'une banque centrale qui émet la monnaie
de ses citoyens suivant les directives de l'OTFM.
- le parlement est doté lui aussi d'une Banque Centrale Parlementaire
chargée
d'émettre la monnaie pour financer les travaux relatifs à ses
missions, et à
ses différents organismes, lui aussi suivant les directives de l'OTFM.
b) Deuxièmement, il doit pouvoir contrôler et vérifier
que ses directives ont été respectées par les Etats et
les banques centrales pour la bonne santé du système monétaire
mondial, et donc par répercussion pour chaque pays.
c) Troisièmement, il contrôle et vérifie que l'argent
alloué au Parlement Mondial a été employé de manière
cohérente et justifiée. Les comptes du Parlement Mondial sont
donc accessibles aux citoyens.
Nationalisation du crédit : Interdiction des
prêts avec intérêts.
La "Banque d'Etat" doit jouer son rôle
d'émetteur des fonds publics nécessaires.
Les banques privées ne doivent jouer qu'un rôle de circulateurs
de fonds privés et de services. Les crédits bancaires doivent
être équilibrés par des emprunts équivalents.
Les Etats prêtent l'argent sans intérêt, à partir du moment où les projets déposés par les individus ou les entreprises sont utiles à la société, ou sans impact négatif, à condition que les besoins existent, et que l’on a les capacités de production en hommes, en science et en matériel.
La banque à but non lucratif prête sans intérêt pour permettre une aide efficace au développement des collectivités locales, des individus et des nations en difficulté, seuls des frais de gestion pouvant être perçus.
Suppression du système boursier :
Interdiction de toute forme de spéculation et de produits financiers
permettant une démultiplication de l’argent.
Que l'argent-sang d'une nation, d’un sous-continent entier, puisse du jour au lendemain ne plus rien valoir suite à un krach boursier dû à un vent de panique ou à une action concertée et c'est le chômage, la misère, voire le suicide pour des millions de citoyens. Faisant fi de toute démocratie, la démence boursière prend des millions de citoyens non consentants en otage : c'est absolument inadmissible.
La bourse est devenue une institution démente, hystérique et perverse, entraînant la planète entière dans une logique de mort. Il est urgent de la supprimer.
Ceci à priori semble impossible : on imagine déjà l’affolement absolu s’emparer de tous les économistes et des gouvernants, s’imaginant des faillites en cascades, des kracks continentaux, des paniques. La pieuvre boursière semble une machine qu’il est devenu impossible d’arrêter, parce que c’est un organisme qui s’auto-entretient à la vitesse des connections internet. De plus, comme elle existait avant notre naissance, nous lui accordons inconsciemment une existence aussi inaltérable que celles des montagnes ou des mers, parce que nous y sommes psychologiquement habitués… Pourtant, en réalité, elle peut parfaitement être supprimée : pour cela, rien de plus simple ! Il suffit de figer son temps… Par exemple, après un accord secret[1] entre les gouvernements des pays qui abritent des places spéculatives, un jour, entre 24 h 00 et 1 h 00 mn 01 seconde du matin, au moment où de nombreuses places boursières sont fermées, on coupe l’électricité, on stoppe les transactions. Point. Celles-ci resteront en l’état. Tout simplement… On ne rétablit pas le courant : cette milli seconde s’allonge pour quelques minutes, puis quelques heures, quelques jours, quelques mois : le monde ne s’écroule pas dans un trou noir, la Terre n’arrête pas sa course dans l’espace, le ciel n’en sera pas plus sombre… et simplement on part sur cette nouvelle base. Quelques boursicoteurs y perdront sans doute ? Et bien, pourquoi avoir joué à la loterie sur le dos des travailleurs et des Etats ?
Dans l’immédiat, en attendant la suppression de la bourse : limitation à 49 % d'actions étrangères à l'entreprise. 51 % minimum devant être internes à l'entreprise pour lui permettre de garder le contrôle et le choix des décisions. L'entreprise ne peut être vendue sans un accord de l'ensemble des personnes y travaillant, s'il est prouvé que cette entreprise est viable. Retour aux Etats de toutes les subventions donnés si l'emploi n'est pas conservé pour des raisons de délocalisation.
L’Institut du Financement des Entreprises.
Comment mettre en place un système permettant
de se passer, pour les entreprises qui le désirent, de l'obligation
de coter en bourse pour obtenir des financements ? Les
entreprises auront besoin d’investissements ? Et bien, que les Etats
évaluent leur valeur véritable, leur intérêt
sociétal et leur prêtent !
--> Le crédit d’investissement est donc public.
- prêts d'Etats à taux zéro pour toute entreprise utile
à la collectivité.
- fonds de prêts collectifs avec pénalité et assurance pour
les entreprises dont le but n'est pas expressément d'être utiles
à la collectivité, cette pénalité servant à
compenser les désagréments sociétaux.
Si l’entreprise désire faire appel à un financement
privé, celui-ci doit être un prêt avec un contrat de remboursement
sur les bénéfices à venir, clairement fixé et défini.
Les financeurs n’ont pas le droit de siéger au conseil d’administration,
l’entreprise étant seule maître de ses décisions.
La traçabilité totale de toute opération
financière importante et la justification impérative de la provenance
des fonds pour tout achat important.
Suppression des paradis fiscaux, impossibilité de monter
des sociétés écrans.
Limitation de l’hyper grande richesse décidée
par vote démocratique international, et redistribution de l’excédent dans des
programmes sociaux.
Une circulation monétaire fluide : les revenus et
les Taxes.
1) Stricte adéquation entre la quantité de monnaie circulant et les capacités de travail de la population.
L’argent est mis en circulation par les Etats
sous les directives de l’ OCTFM sous forme de :
Les revenus d’Activités :
- salaires fonctionnaires
- subventions (salaires ponctuels)
- salaires contractuels
Les revenus citoyens :
- Revenu Citoyen vital
- Revenu Citoyen de Retraite
- Revenu Citoyen de Handicap
- Revenu citoyen d’Education
- Allocation Citoyenne d’Instruction
L’argent
retourne à l’Etat sous forme de :
Taxe BioEconomique (Taxe Ecosociétale et Taxe de Distance Ecologique
- voir plus bas)
Loyer de la Terre
L’argent est détruit et renouvelé tous les dix ans par une mise en circulation d’une monnaie de valeur
identique, mais de nom différent, les deux monnaies coexistant une année.
(ceci permet d’ajuster les quantités d’argent circulant et permet de
vérifier l’origine des fortunes)
2) Les Revenus d’Activités : Le gain d’argent en rapport avec l’utilité sociétal.
Plus le métier est utile à la société, plus la fonction est indispensable, plus le taux horaire doit être élevé, et inversement.
La rétribution salariale est composée de trois éléments :
Un
salaire de base minimum incompressible, identique sur toute la planète
fondée sur l’heure de travail.
La part des bénéfices de l’entreprise
qui revient au salarié.
Une prime Ecosociétale - rétribuant plus
particulièrement les éléments propres de la tâche
envisagée : intérêt ou manque d’intérêt du
travail, incidence sur la santé mentale ou physique, dangerosité
ou non, horaires difficiles, responsabilités, investissement personnel
pour accéder --> ce poste...intérêt écosociétal,
respect écologique. Le taux horaire de la prime écosociétale est défini
en fonction de critères écosociétaux :
- utilité sociétale
- respect environnemental
Etablissons une grille de 1 à 10, 1 étant les activités les moins utiles ou les moins solidaires, et 10 étant les métiers les plus solidaires.
Ainsi une infirmière, dont le travail demande un dévouement, une grande qualité d’écoute et une technicité importante, sera mieux payée qu'un garagiste, ou qu'un fabricant de pétards.
Des pompiers, risquant gravement leur vie sur le front des incendies, sont au service véritable de la collectivité : la reconnaissance, par le salaire, et non pas juste honorifique, doit être en adéquation avec l'inestimable service qu'ils nous rendent et les risques qu'ils prennent...
Il est donc nécessaire, pour encourager les comportements sociétalement utiles, que cet encouragement soit ajouté au salaire horaire de base. Ainsi un travailleur recevra pour une heure de travail 100 unités monétaires plus sa Prime EcoSociétale. Cette prime peut être déterminée, entre autre, par les «critères de Holbecq [2] » :
Ces variables permettent de déterminer un complément au taux horaire de base :
1. Utilité sociétale ou collective de la production (en biens matériels ou immatériels)
2. Pénibilité et dangerosité du travail (car pour que la société fonctionne, il existera encore assez longtemps la nécessité de réaliser des travaux pénibles, ou insalubres, ou plus fatigants que d'autres, etc.)
3. Age de la personne (à travail strictement égal, la tâche est plus pénible à un homme de quarante qu’à un homme de vingt ans… ceci d’ailleurs correspond à l’ancienneté, qui doit être cumulée, non sur le dernier emploi, mais sur la carrière globale du travailleur)
4. Gain écologique pour l’ensemble de la société
5. Demande plus ou moins grande de ce métier (si personne ne veut faire tel travail, la demande sera très forte, le métier sera mieux payé)
6. Niveau de formation
7. Compétence particulière reconnue
8. Productivité comparative
9. Adaptation aux besoins locaux
10. Temps de travail "productif" (marchand, associatif ou autre)
Les "coefficients" attachés à chacune de ces variables devront faire l'objet, préalablement à leur détermination, d'un large débat de société réunissant des économistes, des politiques, des syndicalistes, des sociologues, des représentants associatifs, etc.
3) Les revenus citoyens
Revenu Citoyen de Retraite : Nous
ne développerons pas le problème du chômage et des retraites
: pour nous ce ne sont que des faux problèmes ! ( non pas pour ceux qui
les vivent, hélas...) car dans le contexte d'une société
ayant récupéré sa capacité de battre monnaie ces
problèmes ne peuvent pas exister... En effet, dès que l'Etat mettra
en circulation la monnaie nécessaire le plein emploi sera atteint, par
définition, et le problème des retraites par répartition
naturellement résolu, puisque l'Etat mettra à la disposition de la
nation l'argent qui est nécessaire à son fonctionnement !
( Il est obsolète de croire que les actifs doivent payer la retraire
des inactifs. Ceci était vrai dans le passé, notre technologie
nous permet d’avoir plus de bouches à nourrir que de paires de bras,
aujourd’hui)
Revenu Citoyen Vital : la mise en place d'un groupe de travail permettant l'avancée
vers un SMIC planétaire (en rapport avec le niveau de vie de chaque pays, au
départ, puis, avec bien sûr un rattrapage progressif, afin que
chaque être humain quel que soit l'endroit où il travaille, puisse,
pour une tâche équivalente, être payé de manière
similaire)
Ce revenu de base inconditionnel pour tous, octroyé
à tout individu, dès sa naissance, sans aucune condition de statut
familial ou professionnel repose sur l'idée que la capacité productive
d'une société est le résultat de tout le savoir scientifique
et technique accumulé par les générations passées.
Ainsi les fruits de ce patrimoine doivent-ils profiter à l'ensemble des
individus, sous la forme d'un revenu de base inconditionnel. Lequel peut s'étendre
à toute l'humanité, car d'ores et déjà le produit mondial
équitablement réparti suffirait à assurer une vie confortable
à l'ensemble des habitants de la planète.
- Il part
du principe fondamental que chaque être humain peut-être utile à
un moment ou à un autre à sa société ou à
son économie et qu’il doit être en possibilité de se rendre
utile, ce qui implique un niveau de vie décent. Ce qui est techniquement
parfaitement possible.
- Il permet de répondre à
tous les besoins de base d’une famille (nourriture, vêtements, logement,
médicaments...).
- Le RCV permet
de régler à la racine le problème de l'immigration.
- Le RCV est proportionnel aux besoins des enfants, donc à leur âge et identique chez l’adulte.
Revenu Citoyen de Handicap
Revenu complémentaire pour les situations de Handicap,
provisoire ou temporaire, et les situations de maladie.
Revenu citoyen d’Education L’éducation et le soin des jeunes enfants étant primordiaux dans une société
évoluée, le parent qui le désire peut, pour s’occuper de
ses très jeunes enfants, recevoir un Revenu Complémentaire d’Education
(RCE) en plus de son Revenu Citoyen Vital.
Revenu Citoyen d’Instruction Les étudiants, pour s’instruire, reçoivent
une bourse appelée Revenu Complémentaire d’Instruction (RCI).
4) Reconnaissance du travail associatif Les activités associatives qui tissent des liens sociaux et qui sont indispensables pour une qualité de vie simplement humanisée, doivent être reconnues par l’Etat selon leur mérite.
L’activité associative correspond à un travail et fait tourner la machine économique, puisque cela correspond à un besoin, et à des heures. L’activité associative sociale ou écologique devient un métier avec un indice de rémunération élevé, puisque sociétalement utile. Il suffit pour cela de présenter un dossier et des preuves de la réalité de l’activité (si elle est utile à la communauté) pour que celle-ci puisse acquérir un statut d’utilité publique. Le bénévole est alors payé par l’Etat, par contrat renouvelable, toujours en présentant régulièrement des preuves de cette activité sociétale. Cette mesure évidente a deux avantages : permettre une orientation enfin sociale du travail, améliorer la vie de chacun et de l’écosystème, permettre aux gens de gagner leur vie en étant respectueux de leurs goûts et de leurs compétences, donc favoriser la paix et l’épanouissement social.
5) La proposition de règles plus démocratiques d'échanges marchands par un encadrement éthique des échanges économiques : En remplacement de la TVA et de toutes les incohérences proposées par l’OMC,
Taxes BioEconomique (TBE) composée de la
Taxe d’Utilité Sociétale (TUS) sur les produits et les services :
- faible sur les produits ou services sociétalement utiles (ex :
matériel médical, service d’enseignement, service des pompiers...)
- forts sur les inutiles ou les nuisibles.
Taxe de Distance Ecologique (TDE) fondée sur l’Indice de Distance Ecologique (IDE) (distance et impact écologique du transport utilisé).
Elle permet de régler à la racine le problème
des délocalisations, et à chacun de pouvoir écouler
de manière préférentielle les produits locaux sur l’environnement
proche (diminution effet de serre, disparition délocalisation...) : ainsi, chacun peut vendre
sur son territoire en priorité sans craindre une concurrence déloyale
due à des salaires de misère pratiqués ailleurs.
La taxe est calculée suivant un Indice de Distance Ecologique qui prend en compte :
- la distance parcourue
- le moyen de transport utilisé
( plus la distance est grande, plus les transports sont polluants, plus
l’indice est élevé, plus la TDE est élevée)
Un produit fabriqué à 60 % dans un
lieu et à 40 % dans un autre aura un indice strictement proportionnel
à ces deux localisations.
Taxe de Compensation Salariale (TCS) Elle permet de compenser le coup du travail. Tant
que le SMIC n'est pas international, des écarts de salaire subsitent,
permettant une économie de l'exploitation des populations dans les
pays défavorisés. Cette taxe est proportionnelle à
la différence entre le coût salarial du pays vendeur et du
pays fabricant. Elle est retournée au pays fabricant pour amélioration
du niveau de vie de ce pays.
6) Suppression de la fausse « libre »
concurrence ( qui conduit directement aux délocalisations
et à l’exploitation des mains d’œuvre fragiles) au profit d’un prix juste
déterminé par les producteurs et les pouvoirs publics : prix éthique garanti pour les producteurs sur chaque région.
( prix fondé sur le coût de production)
Prix de revente maximum pour les grandes surfaces
Produit respectant un label éthique minimum
7) Des travaux d’utilité publique aussi nombreux que nécessaires. L'argent finançant les travaux d'utilité publique doit être exclusivement fourni par l'Etat, qui émet la monnaie nécessaire à ces travaux, au fur et à mesure de l'avancement contrôlé de ces travaux. Nous voulons une politique cohérente et performante de travaux publics car les travaux publics enrichissent la société et ne "coûtent" rien, ni à l'Etat, ni à la collectivité... et même AU CONTRAIRE ces travaux enrichissent la nation... Ces travaux doivent être exécutés par la communauté correspondant localement au financement.
8) Les matières premières coûtent le prix qui sont nécessaire à leur obtention La Nature ne se faisant pas payer pour les matières qu’elle nous offre, il n’y a aucune raison que les matières premières aient un coût autre que celui nécessaire à l’obtention ou à l’extraction. En conséquence :
Un service ou un produit n’ont pour coût fondamental
que la somme de salaires successifs nécessaires à leur obtention.
--> Produits et services sont donc équivalents.
Nous pouvons donc passer d’une économie de biens consommables à
une économie de service, plus profitable à l’humanité (
car nous avons largement de quoi nourrir plus de personnes qu’autrefois, grâce
à l’amélioration des techniques et des machines).
[1]
www.simpol.org
[2]
André-Jacques Holbec, "Un regard citoyen sur l'économie", Editions Yves Michel
Liens vers les autres parties des propositions :
Propositions partie 1 (Paix, sécurité, droits universels,
justice, l’eau)
Propositions partie 2 (Démocratie directe et contractuelle)
Propositions partie 3 (Vivre en harmonie sur la Planète
en respectant la dignité de chaque être vivant / Prendre soin de ses enfants, des citoyens,
intervenir en cas d’urgence, développer l’art et la créativité)
Propositions partie 5 (Echanger et commercer au sein d’un système économique
juste et solidaire - Chapitre 3)