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Pour
une alternative |
Merci à Olivier pour son autorisation de publier ce texte, paru dans la Passerelle des écovillages. Olivier anime ce débat
afin de déboucher sur des pratiques allant dans le sens
des alternatives Le désir de vivre en écovillage ou écohameau est généralement motivé par celui de mettre en œuvre de façon concrète et cohérente des idées, des solutions, des alternatives à un monde et à un mode de vie de plus en plus insatisfaisant, invivable et destructeur. Ces idées, solutions et alternatives émergent d'un changement radical de notre compréhension et perception du monde et de la nature et surtout de nos liens avec eux. Face à la gravité de la folie de l'humanité et à la maladie de la planète, sans une nouvelle perspective, un nouveau paradigme, sans réinventer ou réadapter une éthique qui nous sorte à la fois du comportement inconscient de l'autruche et de la recherche égoïste d'un refuge dans une oasis pour privilégié(e)s, il ne peut y avoir réalisation d'alternatives profondes (modifiant les causes), efficace, viables, généralisables et pérennes Ce renversement nécessaire concerne par exemple les valeurs anthropocentristes, fondées sur la coupure de l'humain et de la nature, sa supériorité sur elle et son no nrespect de la dimension sacrée de toute vie, sa domination-exploitatîon-prédation matérialiste et sa violence suicidaire... Une de ces idéologies de domination la plus partagée et la plus taboue est le SPECISME. Ce mot a été forgé par analogie avec racisme pour la race et sexisme pour le genre, afin de désigner l'oppression exercée par notre espèce sur les autres espèces animales... Cette exploitation n'est pas nécessaire, il est toujours possible de vivre sans esclaves nous n'en avons nullement besoin matériellement (dans le vrai sens de besoin) et il est possible de l'éliminer progressivement de sa vie personnelle, contrairement à d'autres problèmes ou l'impuissance individuelle paraît insurmontable. Cela ne signifie pas que ce soit léger et simple à vivre, au sein d'une société spéciste, mais cela peut être facilité par la dimension collective d'un écohameau, ainsi que par les réseaux... La nécessité d'une rupture avec le spécisme paraît évidente lorsqu’est prise en compte la souffrance qu'il génère à l'échelle planétaire. Car tout animal souffre à des degrés divers, et sa seule envie est de vivre tranquille et de ne pas souffrir. Or, les pratiques spécistes font souffrir et/ou mourir, chaque seconde, des êtres vivants sensibles, inutilement : chasse, pêche, élevage viande, cuir, lait, expérimentation, vivisection, corridas, cirques, zoos, animaux domestiques et de compagnie (posons-nous la question du pourquoi?)... toute utilisation, exploitation, mise sous dépendances sous toutes les formes. Il ne sert à rien de chercher à comparer la souffrance animal et la souffrance humaine. Combien faudrait- il de morts de vaches pour équivaloir à une mort d'humain et mériter notre compassion ? Aucune, la comparaison n'a pas de sens, ne doit pas servir d'excuse en établissant des priorités... L'humain possède une conscience et un libre-arbitre que n'a peut-être pas l'animal; libre à lui de stopper ces cycles infernaux de prédation. (Le non-spécisme est compatible avec toutes les autres formes d'amélioration et de changement de soi et du monde ! …) Comment ériger un monde plus fraternel, spirituel, convivial, solidaire et harmonieux, si des comportements de domination et de violence envers les autres espèces jalonnent nos journées ? Je vous invite à poursuivre le débat, en voyant surtout concrètement comment il est possible de vivre de façon non-spéciste, en rendant aux animaux leur place de frères-soeurs et de voisin(e)s libres, pour un monde pacifié… L'animal n'est pas un objet insensible, ni une matière première, ni un substitut affectif, ni une ressource pour des utilisations anthropocentristes. |